Lors de leur visite du Centre Technique du Papier à Grenoble, les jeunes dirigeant(e)s ont découvert les innovations développées pour la filière papier-carton.
Une capacité d'innovation remarquable
La première surprise évoquée par les jeunes dirigeant(e)s concerne l’ampleur des moyens techniques et scientifiques déployés par le CTP.
Plusieurs participants ont notamment été marqués par :
- « la taille de la structure » et « le nombre de personnes employées au CTP » ;
- « la multitude de tests qu'ils sont capables de réaliser » ;
- « la capacité du centre à reproduire des conditions industrielles à échelle pilote ».
Les jeunes dirigeant(e)s ont ainsi pu découvrir les différents laboratoires et équipements permettant de tester la recyclabilité des emballages, la résistance mécanique des matériaux, les propriétés de contact alimentaire ou encore la détection de substances microbiologiques (comme les bactéries et les champignons) ou chimiques (comme les huiles minérales et les PFAS).
La visite de l'atelier consacré aux analyses sensorielles - odeurs, flaveurs et migration vers les aliments - a également marqué les esprits. Beaucoup ont découvert avec intérêt, et parfois amusement, le travail du jury sensoriel chargé d’évaluer les matériaux destinés au contact alimentaire : pour entraîner leur nez et leur palais, les testeurs travaillent notamment à partir de chocolat (aliment gras) et de biscottes (aliment sec). Une manière très concrète d’illustrer les enjeux parfois méconnus de neutralité sensorielle des emballages alimentaires.
Les jeunes dirigeant(s) ont également découvert d’autres innovations et expertises développées par le CTP, comme les solutions de soudure par ultrasons, accompagnées de tests de résistance au scellage pour évaluer leur tenue dans des conditions proches des usages industriels. Les travaux menés autour de la recyclabilité des emballages ont aussi suscité l’intérêt, notamment les tests réalisés pour vérifier leur conformité avec les futures exigences du PPWR.
La chromatogénie au coeur des attentes
Un sujet s’est rapidement imposé comme le fil rouge des échanges : le développement de technologies capables de remplacer certaines fonctions aujourd’hui assurées par le plastique, notamment la chromatogénie. Ce procédé permet de rendre hydrophobe un papier ou un carton tout en conservant sa recyclabilité et son aptitude au contact alimentaire.
Plusieurs jeunes dirigeant(e)s y voient des applications industrielles très concrètes et ont exprimé le souhait qu'elles se développent rapidement dans la filière, à la fois :
- pour le carton pliant : « Les travaux autour des traitements de surface et des barrières fonctionnelles sans plastique sont très intéressants. Cela semble être une piste très concrète pour répondre aux enjeux de recyclabilité et de substitution des emballages complexes » ;
- et pour le carton ondulé : « Des plaques de carton hydrofuge que nous pourrions imprimer à destination de toutes les entreprises avec une activité en extérieur » ou « des PPO aux propriétés identiques au plastique ».
Une innovation utile seulement si elle peut être industrialisée
Au-delà des démonstrations technologiques, les échanges ont mis en lumière un enjeu structurant : « Comment le CTP accompagne concrètement le passage d’une innovation testée en laboratoire à une industrialisation à grande échelle ? »
Les participants se sont aussi interrogés sur les freins rencontrés par les entreprises dans les phases de transition technologique et sur les moyens d’accompagner plus largement la diffusion des travaux menés par le CTP.
Une immersion porteuse de perspectives
À l’issue de la visite, plusieurs mots-clés ressortent : « innovation », « applicabilité », « expertise », « progrès », « perspectives industrielles ». Les jeunes dirigeant(e)s retiennent avant tout le caractère très concret et prospectif de cette immersion au CTP.
Zoom sur ... |
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Le Centre technique du papier (CTP) est un centre de R&D installé à Grenoble qui réunit 117 collaborateurs. Il couvre des activités qui vont de la recherche sur le matériau papier-carton jusqu’au transfert technologique au sein des entreprises. |
